soukha à être

 

…”le plaisir peut s’appuyer sur l’illusion, mais le bonheur repose sur la vérité”…

– Nicolas de Chamfort

 

 

 

sàe 2

 

 

Tissage du monde,
durer ou témoigner.
Perte de sens,
machines à vider.

Conflits plus proches qu’enfants en désamours
otages ping-pong de mots oursins
à gober piquants
“Est-ce qu’on peut parler d’autre chose?”
reste muet dans la gorge
Les parents ne s’aiment plus
que de haine: “Va te faire f*utr*
sonne lame à larmes
encore, bien
quand on ne sait pas marcher
d’un camp à l’autre
année après année
On ne protège pas les crêpes retournées
La part de soi de l’autre
est trop de l’autre
pour être aimable
et la colère confuse entre petit
à petit par la vie
haïr soi-même
parce qu’on sait, en regardant l’un,
que l’autre est là
en soi
et inversement
taisant l’amour pour les deux autres
qui sont un peu de soi en soi
On ne se parle plus
quitte à ce que des mondes s’écroulent
pour les traits d’union
Silence
on doit tourner la page

La confiance ne s’enterre pas
comme une hache de guerre

Il ne reste qu’à pardonner
C’est des meilleures vengeances
– ça fond les bouches à oursins
donne des papillons dans les ailes
et des étoiles dans les yeux

A faire.

 

 

sàe 3

 

“En résumé, soukha est l’état de plénitude durable qui se manifeste quand on est libéré de l’aveuglement mental et des émotions conflictuelles. C’est aussi la sagesse qui permet de percevoir le monde tel qu’il est, sans voiles ni déformations. C’est enfin la joie de cheminer vers la liberté intérieure, et la bonté aimante qui rayonne vers les autres.”

– Matthieu Ricard (Plaidoyer pour le bonheur)


 

 

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Chameleonian Times, works by Helene Vanderhulst

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