Sweet Escape… ça shlingue.

comme main

 


La main du bourreau finit toujours par pourrir

Grande main qui pèse sur nous
grande main qui nous aplatit contre terre
grande main qui nous brise les ailes
grande main de plomb chaud
grande main de fer rouge

grands ongles qui nous scient les os
grands ongles qui nous ouvrent les yeux
comme des huîtres
grands ongles qui nous cousent les lèvres
grands ongles d’étain rouillé
grands ongles d’émail brûlé

mais viendront les panaris
panaris
panaris

la grande main qui nous cloue au sol
finira par pourrir
les jointures éclateront comme des verres de cristal
les ongles tomberont

la grande main pourrira
et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

– Roland Giguère (L’âge de la parole)

 

 

sweet-escape
Sweet Escape

 

 

Dans les débris de verre au sol, je vois ton nom, serti de diamants, je vois ton visage tapi dans le noir embrassant l’eau d’une fontaine, prenant l’air pour la première fois en 10 ans.

Cette substance dans les narines… est-ce du gaz hilarant que la ville respire? Les phares s’allument comme des lampions d’une fête commencée trop tôt. Juste au bon moment pour l’espoir.

J’ouvre les mains et sens des bulles en sortir jusqu’aux feuilles rouges, presque nues.

 

(Update of Nov. 26, 2016 version)

 

 

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